La création du chocolat Lindt
C’est pourquoi Rodolphe Lindt, qui est confiseur et, en outre, épicurien et bon vivant, souhaite créer un nouveau chocolat, doux et fin. Au grand étonnement de la haute société bernoise, Rodolphe s’installe dans une usine vétuste où, essai après essai, il tente de mettre au point la recette du chocolat idéal. Mais les résultats obtenus ne le satisfont guère.
Rodolphe observe par exemple la formation d’une pellicule blanche, que son frère Auguste analyse (il est pharmacien, comme leur père). En fait, cette pellicule s'avère être sans danger : il s'agit de graisse cristallisée. Rodolphe reprend ses essais et travaille tard dans la nuit. Il songe à rajouter des fèves de cacao, à faire cuire le beurre de cacao, chose que personne n’avait fait jusque là… Il a beau travailler la recette, multiplier les essais, réfléchir encore et toujours, quoi qu'il fasse, il ne parvient pas à se rapprocher de son objectif. Obtenir du « chocolat fin » serait-il impossible ?
Un vendredi soir, Rodolphe Lindt quitte son usine en oubliant d’arrêter les machines, peut-être pressé ou par intuition, nul ne sait. Quoi qu'il en soit, les machines continuent à tourner le lendemain et le surlendemain...
Lorsqu'il ouvre la porte de l’usine le lundi matin, une délicieuse odeur remplit la salle. Non seulement la masse de chocolat contenue dans la cuve de malaxage n'a pas brûlée, mais elle brille et semble très appétissante. Rodolphe goûte sa préparation et c’est une révélation : ce chocolat fond dans la bouche… un pur délice !


LE SECRET DU "CHOCOLAT SURFIN"
Jusqu'à ce jour, personne, ou presque, n’a percé son secret. Une chose est certaine : il faut mélanger la matière pendant des heures, voire des jours et des nuits...